Stop aux dettes : cinq témoignages pour briser le tabou du surendettement
Une faillite, un divorce, un deuil, une maladie, une pandémie : il suffit parfois d'un seul événement pour que les dettes s'installent. Comme 1 Belge sur 5, Nadia, Kees, Bianca, Véa et Christine ont connu le surendettement et ils le racontent en vidéo. Le CPAS relaie ces témoignages de la campagne « Stop aux dettes » et rappelle qu'une aide existe, gratuitement et tout près de chez vous.
Une boutique de location de vidéos balayée par le numérique. Une carrière d'indépendante stoppée net par la pandémie. Une allocation d'invalidité amputée de plusieurs années de travail. Ce ne sont pas des scénarios de fiction : ce sont les vies de Bianca, de Véa et de Kees, trois des cinq personnes qui témoignent dans la campagne « Stop aux dettes ».
Perte d'emploi, séparation, maladie, hausse du coût de la vie, crédits accumulés… Le surendettement ne touche pas uniquement les ménages les plus précaires. Chaque année, des milliers de personnes basculent dans une spirale dont il est difficile de sortir, souvent en silence, parce que le sujet reste tabou. C'est ce silence que la campagne veut rompre. Elle est menée par l'Observatoire du Crédit et de l'Endettement, avec le Réseau belge de lutte contre la pauvreté (BAPN), le Centre d'Appui – Médiation de Dettes et SAM, steunpunt Mens en Samenleving.
Cinq vies, cinq basculements
Pour Nadia, tout part d'un divorce. Restée à la maison pour élever ses enfants, elle doit reprendre le travail quand son mariage tourne mal. Entre les enfants, la famille et la paperasse, des factures restent impayées et les dettes s'accumulent jusqu'à ce qu'elle trouve de l'aide. Christine, elle, perd son compagnon en pleine pandémie. Sans soutien face aux démarches liées au décès, elle peine à y voir clair et se retrouve accablée par les dettes du défunt.
Bianca voit son magasin de location de vidéos faire faillite, puis son couple se défaire : des imprécisions lors du divorce lui valent de lourdes dépenses à la vente de son logement. Véa, indépendante dans les ressources humaines, perd toutes ses missions avec la pandémie, mais doit continuer à payer la TVA et les impôts ; elle finit par arrêter son activité. Quant à Kees, reconnu invalide après une vie de travail entre les Pays-Bas et la Belgique, il ne perçoit qu'une très faible allocation, ses années néerlandaises n'ayant pas été prises en compte. Trop peu pour couvrir ses frais fixes et médicaux.
Et si ce n'était pas votre faute ?
Ces cinq récits ont un point commun : tout a commencé par un événement que personne n'a choisi. La campagne en tire trois messages. D'abord, le surendettement résulte souvent de causes extérieures, comme des revenus trop bas, un coût de la vie élevé ou des pratiques abusives de certains créanciers : ce n'est pas un échec personnel. Ensuite, même avec des dettes, vous gardez des droits fondamentaux, et la loi vous protège, notamment contre les frais de recouvrement illégitimes. Enfin, plus on agit tôt, plus il est simple de trouver une solution adaptée.
Où trouver de l'aide ?
N'attendez pas d'être dans une impasse ou que la peur vous paralyse. Le simple fait de vous renseigner ne vous engage à rien. Nous pouvons vous accompagner : notre service de médiation de dettes, entièrement gratuit, est là pour faire le point avec vous sur votre situation.
Le site stop-aux-dettes.be vous oriente également, sans jugement, vers des ressources concrètes adaptées à vos besoins. Retrouvez ici les 5 témoignages en intégralité.