Compte-rendu du Conseil communal du 23 avril 2024
Le compte rendu de la séance du 23 avril. Il y est question du Schéma directeur du centre d’Ottignies, qui encadrera les développements urbanistiques futurs.
Les conseillers doivent se prononcer sur la convention-type d’octroi d’une aide financière aux lauréats du budget participatif 2024. La bourgmestre Julie Chantry (Ecolo), qui a la Participation dans ses attributions, explique que la convention est identique à celle de l’an dernier. Le groupe OLLN2.0-MR s’abstient, les autres votent pour.
En revanche, tout le monde (à l’exception de la conseillère Kayoux Valérie Depauw) vote pour la reconduction de l’ordonnance de police visant à réguler la consommation d’alcool au Douaire. « Les effets sont positifs, la police recommande de la prolonger », indique la bourgmestre. « Attention au report du phénomène, notamment à l’entrée du parking souterrain du Cœur de Ville et devant l’Intermarché de Mousty », remarque le conseiller Nicolas Van der Maren (OLLN2.0-MR).
Schéma directeur du centre d’Ottignies
Le « gros morceau » de la séance concerne l’adoption définitive du Schéma directeur du centre d’Ottignies. L’échevin de l’Urbanisme Benoît Jacob (Avenir) rappelle comment, parallèlement au PCAR du Douaire voté en mars, le Conseil avait décidé de lancer une étude pour réfléchir à l'encadrement des développements urbanistiques dans le centre d’Ottignies élargi (54ha). La surface concernée se présente sous la forme d'un triangle, depuis le rond-point de la Libération des Camps jusqu'à la rue de la Station (limité à l'ouest par l'axe avenue des Combattants-avenue Provinciale et à l'est par la voie ferrée de la ligne 161). Cinq ateliers urbains (avec participation citoyenne) se sont clôturés par une restitution publique en janvier 2017.
Adopté par le Conseil communal en 2022, le Schéma a fait l’objet d’une enquête publique, qui a montré la préoccupation des « réclamants » notamment sur les risques d’inondation et la mobilité.
Le bureau d’études CREAT a tenu compte des différentes remarques pour formuler le Schéma tel que présenté aujourd’hui. Il a divisé la surface en sept zones stratégiques et trois grands quartiers, pour lesquels les enjeux d’aménagement sont distincts : si la zone située entre la gare et le glacier a une vocation de « passage », les repères patrimoniaux du centre (l’église et le château) mériteraient une mise en valeur dans un espace réinvesti par les piétons et les cyclistes (avec davantage d’horeca et de lieux de rencontre). Du côté de Mousty (Douaire, bétons Lemaire…), on accueillerait plus de logements, commerces, services et autres activités économiques.
L’échevin évoque le réaménagement des berges de la Dyle et de la place du Centre, le souhait de conforter la ferme du Douaire dans sa vocation culturelle, l’achat imminent par la Ville du parc situé le long de l’avenue Reine Astrid pour permettre de garder là un bel espace vert…
Le débat
La conseillère Valérie Depauw regrette que le dossier ne comportait pas de compte rendu des ateliers participatifs de 2017. Le conseiller Nicolas Van der Maren souligne le travail de qualité du CREAT et rappelle ses remarques de mars (ses craintes en matière de mobilité, notamment). Il note au passage que si le réaménagement des berges consiste à installer une clôture et des bancs magnifiques qui font face au Douaire plutôt qu’à la Dyle - ce qui a été fait jusqu’à présent - alors c’est non ! « Les objectifs sont positifs mais en même temps, tellement évidents. On était déjà d’accord sur ceux-ci avant la réalisation de l’étude. On peut dès lors se poser la question de la rentabilité d’une telle étude. »
Le conseiller Jacques Otlet (OLLN2.0-MR) partage l’avis de la CCATM de mai 2023 : les questions qui demeurent au sujet de la réalisation d’un parking enterré au Douaire, le manque de vision pour la continuité du commerce entre le Douaire et le boulevard Martin, l’absence de phasage (il ne faudrait pas entamer de développement sur le site des anciens bétons Lemaire sans que rien ne soit concrétisé concernant la « coulée » verte)… et revient sur ses arguments de mars (la nécessité de revoir les plans de mobilité et de disposer d’une étude hydrologique, comme le SPW de Wallonie le recommande).
Les membres du Collège répondent aux questions et rappellent qu’il s’agit ici d’avoir une vision pour l’avenir du centre d’Ottignies. Le Schéma est un document d’orientation, « qui n’est pas là pour empêcher mais pour permettre », ajoute le président/ex-échevin de l’Urbanisme Cedric du Monceau (Avenir). Pour que les promoteurs sachent qu’ils vont à l’encontre des souhaits de la Ville s’ils ne vont pas dans le sens de ce que le Schéma prévoit.
Le groupe OLLN2.0-MR s’abstient, les autres votent pour.
Cultes, biodiversité
L’échevine en charge des Cultes Nadine Fraselle (Avenir) présente notamment trois points relatifs aux comptes 2023 de trois fabriques d’église, dont la qualité du travail a permis d’optimiser les dépenses liées au culte tout en offrant de bons services à la communauté. « On suppose que la quote-part de la Ville diminuera d’autant au budget 2025 », se réjouit le conseiller Nicolas Van der Maren. L’échevine confirme que la quote-part de la Ville est ajustée en fonction des résultats des comptes et souligne l’effort des fabriques pour renforcer et diversifier l’occupation des églises, ce qui contribue à en asseoir le rôle social.
L’échevin de l’Environnement Philippe Delvaux (Ecolo) a préparé un exposé sur la gestion des bois communaux et la charte à signer avec la Filière Bois Wallonie pour le maintien de la certification PEFC. « La Ville n’a pas pour objectif de tirer du profit de ses bois, elle sollicite ce label pour attester de la gestion durable de ceux-ci et disposer d’une ligne de conduite. » La conseillère Nancy Schroeders (OLLN2.0-MR) comprend bien l’intérêt de laisser du bois mort sur pied mais demande de veiller néanmoins à la sécurité. Cela représente un risque de chute de branches en cas de tempête. Le président Cedric du Monceau (Avenir) s’étonne que la Ville ne s’oriente pas vers le label FSC géré par les ONG - dont les objectifs de gestion sont beaucoup plus contraignants - plutôt que de choisir celui porté par les forestiers. L’échevin répond au second que PEFC est le label privilégié par la Région, même s’il est contesté par certains ; et à la première, que la Ville essaie de fermer ses bois en cas de tempête.
Rénovation Coquerées et SPOTT
L’échevin des Bâtiments Abdel Ben El Mostapha (PS) demande d’approuver les conditions du marché pour la rénovation du centre sportif des Coquerées et du centre culturel SPOTT avec l’aide de Renowatt. « On va les rénover complètement, avec un objectif Q-ZEN (zéro énergie) : châssis, toiture, façade, ventilation… et on y installera des panneaux photovoltaïques. On travaillera aussi au niveau des entrées. » Les travaux sont estimés à 8 millions d’euros, un peu plus pour le centre culturel que pour le centre sportif. La Ville profitera de différents subsides : 1,6 million pour les Coquerées et près de 2 millions pour le SPOTT.
Le conseiller Dominique Bidoul (OLLN2.0-MR) s’inquiète de l’évolution du coût de ces rénovations, qu’il qualifie de démentielle: en 2019, on parlait d’1,6 million pour le centre sportif et un peu moins de 2 millions pour le centre culturel ; en 2022, on augmentait à 2 millions pour le centre sportif et 3,2 pour le centre culturel. « 220% d’augmentation aujourd’hui ! On veut de la rénovation, mais pas à n’importe quel prix. » Il rappelle que plusieurs communes (Braine l’Alleud, Rixensart et Wavre) ont fait le choix de se séparer de Renowatt, « car elles voyaient très bien qu’on allait dans le mur ! » Il craint que la pose de panneaux photovoltaïque, en option, augmente encore l’enveloppe. Il lui semble également que les délais annoncés pour la fin des travaux (fin 2025 pour les Coquerées, fin 2026 pour le SPOTT) sont limites. « Notre service Travaux est-il suffisamment étoffé pour suivre ces deux chantiers d’ampleur ? »
L’échevin explique que le budget a augmenté car on est passé d’une rénovation « light » à une rénovation « Q-ZEN » haut de gamme, un très bon investissement pour l’avenir. Le prix des matériaux a malheureusement augmenté. « La pose de panneaux est une option, en effet. On verra si on est dans l’enveloppe prévue de 8 millions. J’ai demandé coûte que coûte qu’ils y soient, ici à côté. Je crois à 200% qu’on va y arriver, dans les délais. Nous avons les ressources nécessaires et compétentes pour suivre ces chantiers. »
La minorité s’abstient, les autres votent pour.
Bétonnage du Grand Chemin
Le conseiller Jacques Otlet a demandé l’ajout d’un point pour regretter le bétonnage de l’ancien chemin de campagne vers le Grand Chemin (Céroux-Lasne). Il était prévu que la partie centrale, entre les deux bandes de béton, soit constituée d’un revêtement naturel pour les joggeurs et les cavaliers. Les travaux sont terminés et hélas, la bande centrale est trop étroite pour permettre un galop de cheval. De plus, l’herbe a été remplacée par du ballast. « Non seulement c’est affreux, mais en plus, c’est terriblement dangereux. »
L’échevin de la Mobilité Hadelin de Beer de Laer (Ecolo) communique la réponse du service en charge : la bande centrale évoquée n’est pas dédiée aux joggeurs et aux cavaliers mais doit faciliter l’écoulement des eaux. Nécessaire pour l’infiltration, le ballast va se tasser puis se couvrira d’herbe, naturellement.
« Si vous ne mettez pas de terre sur le ballast, il n’y aura pas beaucoup d’herbe », reprend le conseiller, qui comprend toutefois l’argument technique. « C’était un chemin magnifique. Il est désormais impraticable à cheval alors qu’il y a plusieurs manèges là au-dessus. Ce que j’y vois le plus souvent maintenant, ce sont des voitures ! »
L’échevin promet d’étudier la possibilité d’ajouter un peu de terre, pour un verdissement plus rapide.
La séance se termine par le quart d’heure de questions-réponses traditionnel.
(MCD - 13/05/24)