Nos élèves et les porte-drapeaux
Description: Commémoration de l’Armistice marquant la fin de la guerre 1914-18.
Notre Ville a pris l’habitude d’organiser ses cérémonies patriotiques les jours de classe, pour permettre aux écoles d’y participer. Ainsi, les élèves en 5e et 6e primaire dans les écoles communales de Limauges et Mousty ont rejoint l’hôtel de ville, le 6 novembre, pour se souvenir des événements qui justifient un jour férié le 11 novembre.
L’Ottintois Pierre Ponthière, membre de notre Cercle d’histoire Chago, a rappelé comment l’assassinat à Sarajevo de l'archiduc François-Ferdinand d'Autriche avait mis le feu aux poudres, le 28 juin 1914. Comment, ensuite, les Allemands avaient envahi la Belgique pour attaquer la France. Et la résistance de l’armée belge dans les tranchées de l’Yser.
« En mai 1915, un sous-marin allemand a coulé un paquebot - le Lusitania - qu’ils soupçonnaient de contenir des éléments militaires. Or ce bateau transportait des citoyens américains. Ce torpillage a choqué l'opinion internationale et contribué à l'entrée des États-Unis dans le conflit, deux ans plus tard. La guerre est devenue mondiale. »
Les Alliés sont parvenus à repousser l’armée allemande à bout de souffle en 1918. Ils étaient en position de force pour imposer les conditions d’arrêt de la guerre, très défavorables aux Allemands. « L’armistice a été signé dans un wagon, dans la forêt de Compiègne près de Paris. On dit symboliquement que le conflit s’est arrêté le 11e jour du 11e mois à 11h11. »
Pierre Ponthière a expliqué l’importance d’entretenir la mémoire, pour rendre hommage aux disparus (39 millions de victimes), ne pas oublier les horreurs de la guerre (afin d’éviter un nouveau conflit), se réunir autour d’une valeur universelle… la paix.
Aux monuments
L’exposé s’est prolongé par une cérémonie d’hommage aux monuments de l'Espace Saint-Rémy, à côté de l’église d’Ottignies. En présence des porte-drapeaux des 27 communes du Brabant wallon, de représentants de la Fédération nationale des combattants de Belgique (FNC), des commandants militaires de la Région Bruxelles-Capitale et du Brabant wallon, de plusieurs élus… et du trompettiste Olivier Marchal, membre de la Philharmonie Royale Concordia d’Ottignies (PRC) pour la sonnerie « Aux champs » et la Brabançonne.
L’échevine chargée des manifestations patriotiques Nathalie De Taeye-Delpierre a invité à se souvenir des combattants de la Grande Guerre, qui ont vécu l’enfer des tranchées, dans la boue, le froid, la peur et le fracas des obus. A penser aussi à ceux qui ont résisté, aidé, soigné, protégé, fui, perdu leurs proches. « Se souvenir, c’est reconnaître les sacrifices consentis et prendre conscience que la paix est un bien précieux, fragile, jamais acquis. »
Le président du groupement provincial de la FNC Michel Buchelot a salué l’initiative de notre Ville, qui renforce le lien entre mémoire, histoire et citoyenneté. « En découvrant l’histoire, ses drames mais aussi ses leçons, nos jeunes générations acquièrent les repères indispensables pour construire l’avenir et défendre les valeurs démocratiques qui fondent notre société. »
Nos habitants sont invités au Te deum qui sera chanté en l’église Saint-Rémy d’Ottignies le 11 novembre à 10h.
(MCD – 6/11/26)