Les oies du lac peuvent se déplacer
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Mon environnement - 06.09.2019 - Marie-Claire Dufrêne

Le lac de Louvain-la-Neuve devrait être remis sous eau fin septembre/début octobre. La Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux est venue vérifier la santé des oies, le 4 septembre. Pas de panique, les oiseaux peuvent se déplacer. Mais on peut leur procurer des bacs d’eau fraîche.


Depuis la mi-août, plusieurs citoyens ont contacté notre service Environnement pour faire part de leur inquiétude quant à la santé des oies du lac de Louvain-la-Neuve.

Notre éco-conseillère Dorothée Hébrant a fait suivre les diverses remarques au garde forestier de l’UCLouvain Jean-Claude Mangeot, qui supervise l’opération de mise en assec du lac, propriété de l’UCLouvain (NDLR : le lac – qui sert de bassin d’orage - a été vidé en février (notre photo) et devrait être remis sous eau fin septembre/début octobre).

Le 4 septembre, une rencontre a réuni la Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux (LRBPO), la Ville et l’UCLouvain, pour décider des mesures à prendre pour les oies.

« Plusieurs pistes ont été évoquées, comme par exemple leur procurer des bacs d’eau fraîche en permanence, ou les déplacer vers un étang où elles pourraient se baigner et se laver. Nous avons proposé l’étang du Buston », explique l’éco-conseillère Dorothée Hébrant. « La Ligue nous a confirmé qu’étant donné que les oies pouvaient se déplacer, et que la remise sous eau était imminente, la situation pouvait rester en l’état. »

Problème de pollution

Nous le rappelons régulièrement à nos habitants : Louvain-la-Neuve dispose d’un double réseau d’égouttage (eaux pluviales d'un côté, eaux usées de l'autre). Les eaux pluviales sont conduites directement dans le milieu récepteur, à savoir, le lac. Les eaux usées sont dirigées vers le collecteur de la Dyle (excepté une partie du parc scientifique) et la station d'épuration de Wavre.

Le système séparatif présente l'avantage de ne pas surcharger les stations d'épuration avec des eaux pluviales, en principe peu polluées. Il impose par contre que les eaux de ruissellement soient aussi propres que possible, afin de ne pas perturber le milieu récepteur.

Le système séparatif implique une vigilance accrue de la part des services communaux (chargés de contrôler le respect du raccordement, au moment de la construction d'une nouvelle habitation) et de la part des citoyens. Les habitants sont invités à toujours veiller au respect du séparatif, dans toutes les opérations internes à l’habitation. Ainsi, quand on apporte une modification dans la maison, sur la terrasse… le riverain doit vérifier que le raccordement soit réalisé correctement. Il est également important que personne ne verse aucun liquide pollué dans les avaloirs se trouvant sur la voie publique, puisque ceux-ci sont directement reliés au lac.

« Normalement, seules les eaux de pluies devraient arriver dans le lac. Malheureusement - on a pu le constater consécutivement à la mise en assec - d’autres types d’eau arrivent dans le lac », regrette l’éco-conseillère. « Une campagne de sensibilisation sera réalisées en 2020, au sujet des avaloirs. La Ville et l’UCLouvain espèrent pouvoir s’atteler aux mauvais raccordements (des immeubles, entreprises…) dans les prochains mois. Une réunion est planifiée le 18 octobre. Une action spécifique a été prévue dans le Programme Stratégique Transversal de la majorité communale et dans le Plan d’actions du Contrat de Rivière. »
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