Emballement sur les réseaux sociaux
Affichage pour les mal voyants

Hotel de Ville - Vie politique - 19.12.2018 - Marie-Claire Dufrêne

Un habitant dénonce « une rafle policière de migrant.e.s organisée avec la coopération d’agents de la SNCB » et s’indigne d’avoir fait l’objet d’une arrestation administrative de la part de notre police locale. La bourgmestre Julie Chantry a expliqué les faits à l’issue du Conseil communal du 18 décembre. Les habitants peuvent être rassurés: notre Ville a toujours défendu l’accueil des migrants et le respect des droits humains.


Un citoyen a interpellé les représentants des partis politiques de notre Ville pour leur faire part de la façon dont il a été témoin d’une intervention policière, le 17 décembre à la gare d’Ottignies.

Il raconte, vidéos à l’appui, qu’il a assisté à « une rafle policière de migrant.e.s organisée avec la coopération d’agents de la SNCB ». Il évoque des insultes racistes envers les migrant.e.s. Il explique qu’il a lui même été insulté et menacé parce qu’il filmait la scène. Arrêté administrativement par notre police locale et emmené au commissariat, il s’indigne de ne pas y avoir reçu à boire, de ne pas avoir pu appeler sa famille…

« Une enquête sera menée au sein de la police locale. Voire plusieurs enquêtes, puisque ce citoyen a menacé de déposer plainte auprès du Comité P », a annoncé la bourgmestre Julie Chantry à l’issue du Conseil communal du 18 décembre.

De nombreuses personnes - dont le citoyen concerné, semble-t-il - ont rejoint le public au milieu de la séance du Conseil, pour entendre les explications des élus (notre photo).

Pas une « rafle » !

Julie Chantry a d’abord résumé les faits : le contrôle dont ce citoyen a été témoin était consécutif à un appel à l’aide d’un ou plusieurs accompagnateur(s) SNCB soudainement débordé(s) par la présence d’une soixantaine de personnes ne possédant pas de titre de transport, dans un train. La police d’Ottignies-Louvain-la-Neuve étant plus rapidement sur place que la police des chemins de fer, les équipes locales ont pris position à l’arrivée du train afin de :

1. Sécuriser les quais
2. Éviter les bagarres
3. Eviter les traversées des voies ferrées
4. Eviter les troubles à l’ordre public
5. Accessoirement contrôler les personnes présentes

La police a agi comme elle l’aurait fait si les accompagnateurs avaient été confrontés à des supporters éméchés… ou à n’importe quel groupe (d’une telle importance) sans titre de transport. Il semble qu’il s’agissait ici effectivement de migrants.

A l’arrivée du train, ces personnes ont tenté de prendre la fuite ; une dizaine d’entre elles ont été interceptées, les autres se sont encourues au travers des voies, heureusement sans incident. Les personnes interpellées ont été placées en ligne pour garantir leur identification en attendant l’arrivée de la police des chemins de fer.

Julie Chantry a insisté sur le fait qu’il ne s’agissait absolument pas d’une action planifiée à l’encontre de migrants.

20 minutes au commissariat

La bourgmestre a expliqué pourquoi le citoyen avait fait l’objet d’une arrestation administrative (très temporaire : il est resté 20 minutes au commissariat). En encourageant les autres citoyens à s’opposer à l’intervention de la police, il risquait de faire dégénérer une situation déjà tendue.
 
Au final, seuls cinq des migrants (sur une soixantaine) ont été interpelés par la police des chemins de fer. La police locale n’a arrêté que le citoyen.

Quant à l’accompagnateur de train, il aurait été suspendu par la SNCB suite aux propos non respectueux des droits humains qu’on entend sur les vidéos.

Julie Chantry a regretté l’emballement sur les réseaux sociaux.

« Les droits de ce citoyen ont-ils été respectés ou non ? Je ne suis pas capable de vous le dire à ce stade. Comme tous les conseillers ici, j’ai été interpellée par ce que j’ai vu dans la vidéo, qui ne correspond pas à notre projet de ville, à nos idéaux... L’enquête - ou les enquêtes - nous permettra de faire la lumière sur ce dossier. »

La bourgmestre a insisté sur le fait que notre Ville s’était toujours montrée accueillante à l’égard des migrants - le Conseil communal a notamment voté une motion pour s’opposer aux visites domiciliaires - défendait la liberté d’expression, accordait une attention particulière aux droits des citoyens et plus généralement aux droits humains.

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