Des sapins à partir de palettes
Affichage pour les mal voyants

Apprendre - 06.12.2019 - Marie-Claire Dufrêne

La Ville a décidé de réduire le nombre de sapins de Noël naturels dans ses bâtiments, les écoles et le long des voiries communales. Les élèves de l’école de Limauges ont trouvé la parade en construisant des sapins à partir de palettes en bois, le 5 décembre.


Passez la porte de l’école communale de Limauges et humez le parfum du caramel au beurre salé ! Le 5 décembre, les 36 élèves de 4e, 5e et 6e primaire étaient en effervescence à tous les étages. Occupés à préparer les produits qu’ils vendront lors de leur marché de Noël, l’après-midi du 13 décembre : du caramel, mais aussi des sachets de lavande, du shampoing solide et des coussins.

« Ils ont écouté les consignes, ils étaient super calmes. Ils ont découpé les tissus, cranté les bords, appris à coudre… Ils voyagent d’un local à l’autre et on n’en voit pas un faire une bêtise », s’émerveille la directrice Nathalie Hock. « Ce sont les élèves de 6e année qui gèreront les ventes. Une partie de l’argent récolté permettra de diminuer le prix des classes vertes. »

Nous avons croisé Zoé, Haïtham, Valentin, Milo et Youness, dans un local du rez-de-chaussée. Ils s’appliquaient à scier des planches de palettes, pour réaliser un sapin plat et un autre en 3D.

« La Ville nous donnait des sapins naturels qui prenaient énormément de place dans nos classes », explique Shauna Vincx, l’une des deux institutrices des 4-5-6. « Nous n’en avons reçu qu’un cette année, pour la cour de récréation, et avons décidé d’en fabriquer d’autres, en bois de récupération. Ils prendront beaucoup moins de place et on pourra les utiliser chaque année. »

La directrice avait rappelé les troupes - son mari et un ami d’Ottignies - pour encadrer l’activité.

« Les enfants ne bricolent plus. Sur les huit du premier groupe, quatre n’avaient jamais scié une planche ! », regrette Thierry Hock. « J’ai l’habitude de travailler le bois mais c’est la première fois que je fabrique un sapin ! Nous découvrons comment le faire, avec les enfants », ajoute Gérard Rousseau.

Noël plus responsable

La Ville a réduit sa commande de sapins naturels, pour des fêtes plus responsables : 78 sapins en 2018, 30 en 2019.

Les écoles communales n’ont plus reçu qu’un seul sapin, pour l’extérieur. Pour l’intérieur, il leur a été proposé de bénéficier de sapins réalisés à partir de palettes en bois, par l’AID Tubize (la Ville en a commandé 16, l’an dernier). Certaines ont préféré fabriquer leurs propres sapins ou d’autres décorations.

« Une entreprise canadienne a évalué les impacts environnementaux et conclu que le sapin naturel est plus écologique que le sapin artificiel, sauf si on conserve le sapin artificiel pendant plus de 20 ans », déclare l’éco-conseillère de la Ville Dorothée Hébrant. « A condition que le sapin naturel provienne d’un producteur proche qui n’utilise pas de pesticides et/ou possède le label « Véritable & Eco Responsable ». Il n’en reste pas moins que ces sapins naturels doivent être produits, transportés et ensuite gérés comme déchets… »

Certains sapins ont aussi disparu le long des voiries communales. Ainsi, à hauteur du rond-point de la gare, ils ont été remplacés par une grande étoile lumineuse : joli, non ?

Les élèves de l’école de Limauges ont bien compris la décision de la commune d’utiliser moins de sapins naturels. Zoé nous a expliqué que ses parents avaient opté pour un sapin en pot. « Il retourne dehors après Noël, il fait sa vie, et on le rentre l’année d’après ! » Dans la famille de Milo, le choix s’est porté sur un sapin artificiel. « On peut le récupérer chaque année, ça coûte moins cher. C’est moins joli qu’un vrai, mais si on le décore beaucoup, on ne voit pas la différence. »
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