Des objectifs réalistes
Affichage pour les mal voyants

Hotel de Ville - Vie politique - 07.11.2019 - Marie-Claire Dufrêne

Le Programme Stratégique Transversal, c’est le cahier des charges de ce que le politique propose à l’administration de réaliser. Le PST 2019-2024 a été établi avec l’administration, pour en garantir la faisabilité, compte tenu des moyens - humains et financiers- disponibles. La bourgmestre et le directeur général (notre photo) vous invitent à le consulter sur notre site.


Le document fait 209 pages, mais pas de panique, il a été rédigé de façon lisible, pour que tous nos habitants puissent en faire leur livre de chevet !

Le Programme Stratégique Transversal (PST) pour la mandature 2019-2024 a été présenté au Conseil communal, le 22 octobre.

« Il est la résultat d’une excellente collaboration entre le Collège et l’Administration », se réjouit la bourgmestre Julie Chantry. « Nous y avons travaillé dès le lendemain du vote de notre Déclaration de politique communale (NDLR : en janvier 2019), en reprenant les cinq thématiques de la Déclaration pour constituer l’ossature du PST (les objectifs stratégiques). Le Collège a déterminé 35 objectifs opérationnels, dont les services communaux ont tenu compte, avec leurs échevins respectifs, pour finalement retenir 167 projets qui font chacun l’objet d’une fiche action. »

« Au départ, la liste des projets était énorme - près de 300 actions - pour un budget avoisinant les 30 millions d’euros. Or nous ne voulions pas augmenter notre taux d’emprunts et la charge de la dette », se souvient le directeur général Grégory Lempereur. « Nous avons opté pour la prudence en nous limitant aux remboursements que nous serons capables de faire. En avril, nous déterminions une enveloppe de 18 millions d’euros pour 167 actions (hors matières récurrentes). »

Réaliste donc, c’est heureux. L’expérience du 1er PST (2012-2018) a aidé. Ottignies-Louvain-la-Neuve faisait partie des 24 communes pilotes qui ont testé le processus (son élaboration et son évaluation), à la demande de la Wallonie. Ce processus - désormais imposé à toutes les communes - a évolué en prévoyant la possibilité d’une actualisation en cours de mandature.

« On ne peut pas prévoir tout ce qui va se passer en six ans. Les communes doivent pouvoir profiter des opportunités qui se présentent - les subsides proposés par d’autres niveaux de pouvoir, par exemple - et répondre aux urgences qu’elles n’avaient pas envisagées. »

Plus de concision

Une liste de 167 projets, pour 520 dans le PST 2012-2018 : moins ambitieux ?

« Pas du tout », réagit la bourgmestre. « Mais clairement, 520 fiches actions, c’était de trop. On avait détaillé tout le budget extraordinaire, ligne par ligne, rue par rue… indigeste ! Nous avons effectué un gros travail de transversalité, avec le directeur général, pour regrouper tout ce qui était similaire et éviter les doublons. Les détails ont été renvoyés dans les annexes, où les tableaux sont expliqués de manière pédagogique : tout le monde peut les comprendre. »

Julie Chantry évoque le projet d’une application qui permettra aux citoyens de signaler les anomalies sur la voirie et dans l’espace public (pannes, trous, vandalisme, dépôts d’immondices…). Plusieurs services l’envisageaient. Il a été décidé de n’en faire qu’une seule fiche action, dans le volet « participation ». Idem pour les chaudières dans les écoles : plutôt que de les lister toutes, une seule fiche action prévoit un budget pour la maintenance de l’ensemble des bâtiments.

Le PST 2019-2024 couvre l’ensemble des matières. Sans surprise, c’est le volet bâtiments et voiries qui occupe la plus grande place, dans le budget extraordinaire. Il s’agit de faire évoluer nos bâtiments dans le sens des économies d’énergie, pour répondre aux objectifs repris dans la Convention des Maires à laquelle notre Ville a adhéré en 2016 (une réduction des émissions de CO2 d’au-moins 40% d’ici 2030, sur l’ensemble du territoire communal, et la neutralité carbone en 2050).

Chaque fiche action comporte une description, les risques, des indicateurs « smart » (spécifiques, mesurables, acceptables, réalistes et temporels) qui faciliteront l’évaluation, l’année de démarrage, l’échevinat responsable, les services impliqués, les éventuels partenaires externes.

L’estimation des besoins en personnel, l’estimation des besoins en fonctionnement de plus de 10.000€ et le budget extraordinaire du PST se trouvent dans les annexes, à la fin du document.

Développement de l’administration

En plus des cinq objectifs stratégiques déterminés par le politique, un 6e objectif concerne le développement de l’administration : « Être une administration communale soucieuse du bien-être de son personnel et dotée d’une gestion efficace ». C’est le volet interne du PST, comme prévu par le Code de la démocratie locale, qui comprend les moyens nécessaires à l’administration pour fonctionner.

« Nous sommes partis de l’ancien PST et avons regardé ce qu’il restait à faire », explique le directeur général. « Un tableau estime les besoins en personnel, dans les annexes. Nous pensons qu’il nous faudra une vingtaine de collaborateurs en plus, pour arriver à réaliser le PST. »

Grégory Lempereur mentionne le projet de développer la participation citoyenne. Actuellement, aucun employé n’est chargé de cette mission ni formé pour l’assumer : il faudra engager une personne à temps plein.

Le PST prévoit aussi de mettre en place un plan ambitieux en matière de mobilité. Notre Ville compte plusieurs agents spécialisés en mobilité mais ils sont déjà très occupés. L’engagement d’un « Mobility manager » ne sera pas du luxe pour établir ce plan.

Sur l’annexe, on découvre encore l’engagement d’un collaborateur à mi-temps pour le suivi du chantier des nouvelles piscines (NDLR : le projet dont le financement est le plus lourd, dans le PST : 3 millions à charge de la Ville, pour un budget total de 15 millions).

Avec la population

Originalité à Ottignies-Louvain-la-Neuve : le Collège a souhaité associer la population à l’élaboration du PST. Dix soirées ont été organisées à l’hôtel de ville - en juin, juillet et août - au cours desquelles chaque échevin (généralement accompagné par un représentant de l’administration) a présenté les actions en cours dans sa matière, et les projets.

La période n’était sans doute pas idéale (NDLR : ces soirées ont connu des succès divers, celle consacrée à la mobilité a attiré le plus de monde), mais le Collège était tenu par les délais.

« Ce fut l’occasion d’échanges constructifs. Certains projets ont pu être affinés pour tenir compte des attentes des citoyens », remarque la bourgmestre. « Les personnes qui n’ont pas eu l’occasion d’assister aux soirées ont pu découvrir les présentations des échevins sur le site internet de la Ville. L’exercice n’était pas simple pour eux, c’était un peu comme un examen. »

Et il ne se limitera pas à une « simple » consultation en amont : une fiche action du PST prévoit que les citoyens pourront participer à son actualisation et à son évaluation. Les retours des habitants sont les bienvenus, dès à présent, sur contact@olln.be

Souplesse

Le PST est une sorte de « cahier des charges » de ce que le politique propose à l’administration de réaliser. Cela ne veut pas dire que l’administration ne fera pas ce qui ne se trouve pas encore dans le PST !

« Cela ne veut pas dire non plus que nous aurons un mauvais bulletin si nous ne réalisons pas 100% des actions prévues dans le PST », insiste le directeur général. « Ce sont des lignes de conduite, des balises, des objectifs que nous nous fixons, réalistes, mais qui pourront être modifiés en fonction des impératifs que nous rencontrerons. »

Consulter le PST 2019-2024
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