Antenne GSM à Limelette
Affichage pour les mal voyants

Mon environnement - 14.01.2020 - Marie-Claire Dufrêne

La Ville a appris ce 14 janvier, via un communiqué envoyé à la presse, que le ministre de l’Aménagement du Territoire et de l’Urbanisme Willy Borsus avait décidé d’accorder le permis relatif au placement d’une antenne GSM à Limelette. La Ville réagit.


La Villedéplore fortement d’apprendre la décision via une communication à la presse. Il aurait été plus correct que la Ville, qui avait introduit le recours, soit prioritairement informée de la décision. Cette manière de faire traduit sans doute le malaise du Ministre par rapport à cette décision et sa crainte de réaction des citoyens (une pétition a déjà recueilli les signatures de plus de 800 opposants à cette antenne).

La Ville s’étonne que le Ministre qualifie ce projet de « deuxième projet », alors qu’il s’agit en fait du troisième projet, parfaitement identique au deuxième. Pourquoi l’utilité publique n’avait-elle pas été invoquée lors de la décision précédente ?

La Ville rappelle que la notice d’évaluation des incidences sur l’environnement de ce projet n’évoquait la présence à proximité du site d’une école et d’une crèche. Lors de la séance de la Commission de Recours, Orange a reconnu cette lacune importante et a déposé un correctif. La Ville n’a dès lors pas eu l’occasion, en séance, de prendre connaissance de cette nouvelle analyse et, a fortiori, d’y réagir.

Pour justifier sa décision, le Ministre fait fi de toute considération de l’effet des ondes électromagnétiques sur la faune et sur la flore, pour ne prendre en considération que l’effet des ondes sur l’être humain. Pourtant, de plus en plus d’études scientifiques relèvent l’impact de ces ondes sur l’environnement. L’ignorer va à l’encontre de l’urgence environnementale à laquelle nous sommes confrontés.

La Ville a toujours affirmé l’importance de garantir la sécurité du rail. Evoquer le fait que la station permettra de combler un déficit de couverture du réseau ferroviaire à cet endroit, comme le fait le Ministre, néglige complètement l’existence d’une solution alternative qui est la pose d’antennes (plus petites) le long des voies et sous le tunnel, solution alternative évoquée lors de la présentation du projet par Orange mais qualifiée de « trop coûteuse ». De plus, comme la Ville l’a souligné, Orange ne fait pas face à une zone blanche à cet endroit pour ces télécommunications, ce que le Ministre semble reconnaître en évoquant uniquement « un déficit de couverture du réseau ferroviaire ».

Le Ministre invoque l’efficience économique d’un partage de l’implantation entre Orange et Infrabel. La Ville demande à ce que le plan financier du partage des coûts et des recettes soit rendu public avant la mi-février 2020, de manière à ce que les citoyens comprennent l’usage fait des deniers publics à travers Infrabel.

Quant à l’argument relatif à l’aspect paysager, nous observons que le Ministre Borsus qui a également l’Aménagement du Territoire dans ses attributions, privilégie l’aspect fonctionnel des installations à la préservation de cet aspect de notre environnement.

La suite

Lorsqu’il disposera officiellement de la décision du Ministre, le Collège communal se penchera sur d’éventuelles actions à entreprendre.

De nombreux habitants ont déjà exprimé leur mécontentement par rapport à cette décision et à leur souhait de poursuivre des actions envers ce projet.

« Cette décision ne semble pas suffisamment étayée » estime l'échevin de l’Environnement Philippe Delvaux. « En tout cas, elle n’a pas pris en considération des éléments importants aux yeux des autorités communales et de nombreux habitants. » Il insiste : « La forme utilisée pour communiquer la décision montre bien combien le Ministre est mal à l’aise sur le fond ».
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