Amateur de bière
Affichage pour les mal voyants

Seniors - 09.01.2020 - Marie-Claire Dufrêne

Adelin Delbrassinne a fêté ses 100 ans à la résidence du Chenoy, le 8 janvier. En présence des représentants du Collège communal. Très ému, il nous a confié que «la vie est étrange…». Il a tenu le café « Au Monument » à Rosières.


Il ne s’attendait pas à une fête pareille ! Musique, ballons et « hip hip hip hourra » ont ému Adelin Delbrassinne aux larmes, le 8 janvier. Quand le personnel de la résidence du Chenoy (où il réside depuis 2 ans) a déposé devant lui un immense gâteau révélant « 100 ans », il en a eu le souffle coupé !

« Il n’y a que trois bougies à souffler. Voulez-vous qu’on vous aide ? » a proposé la bourgmestre Julie Chantry. A ses côtés, l’échevine Annie Galban et l’échevin Benoît Jacob étaient impressionnés par la grande vitalité du centenaire.

« Le malheur, c’est que je n’entends plus très bien », nous a confié Adelin Delbrassinne. Ses appareils auditifs lui permettent néanmoins de continuer à regarder la télévision. Il ne manque aucun journal télévisé, pour rester informé des actualités du pays et du monde. Il aime aussi regarder les belles émissions.

Toujours en vadrouille

Adelin Delbrassinne est né le 2 janvier 1920 à Rosières. « Dans la neige », précise-t-il. A l’époque, les hivers étaient plus rudes qu’aujourd’hui. Il a passé toute son enfance à Rosières, où il allait à l’école en sabots. Il n’y avait pas de routes, les rues étaient en terre.

C’est après la guerre (quatre ans en Allemagne) qu’il rencontré son épouse Frédérika (une Flamande que tout le monde appelait Marguerite ou Maggy… une sainte femme, d’après la nièce du jubilaire), qui a partagé ses jours jusqu’à l’an dernier. Ils ont habité dans le quartier des Marolles à Bruxelles, puis à Wavre, puis à Limal… avant de revenir à Rosières. Monsieur Delbrassinne y a été marchand de bière, puis y a tenu le café « Au Monument » voisin du monument aux morts. Il a aussi été chauffagiste et taximan.

« J’ai fait la vadrouille ! » avoue-t-il. Propos confirmé par sa nièce : « Mon oncle était toujours parti ! Il levait volontiers le coude et fumait comme un pompier ! »

Il faut croire que ça l’a tenu en forme. Car à 100 ans, il monte encore les escaliers des trois étages qui séparent le restaurant de sa chambre, au Chenoy.

« J’ai toujours travaillé. Mais je me suis bien amusé aussi. Dans ma jeunesse, j’ai été coureur cycliste, footballeur, boxeur et lutteur ! Mon père était boxeur-lutteur. Il est mort à 90 ans ! »

Quel succès !

Monsieur Delbrassinne a un fil, Daniel (Dany), et une petite-fille, Véronique. Traductrice-interprète anglais-russe, elle fait la fierté de son grand-père, dont elle s’occupe très bien.

Il a malheureusement perdu tous ses frères et sœur (ils étaient 7), sa dernière belle-sœur va avoir 95 ans.

Il a toujours eu du succès auprès des dames ! Il y a quelques années, il avait plusieurs amies à l’étranger, avec qui il correspondait grâce à Internet. Aujourd’hui encore, on le trouve rarement dans sa chambre, il préfère bavarder avec les résidentes !

Toutes ces évocations le font rire. « La vie est étrange… », reconnaît-il.

Et s’il pouvait boire une bonne bière, là, tout de suite ? « Ce serait une Pale Ale anglaise. Ou à défaut, une Leffe ! »

A votre santé, Monsieur Delbrassinne !
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