Au secours, un pissenlit !
Affichage pour les mal voyants

Mon environnement - 17.03.2011 - MC Dufrêne

La Ville a réduit fortement l’utilisation des herbicides, pour l’entretien de ses espaces publics. Les habitants sont invités à faire de même, pour préserver l’environnement. Des alternatives existent. Les membres du Plan Communal de Développement de la Nature (le PCDN, sur notre photo, au travail à la cressonnière de Pinchart, le 27 février dernier) animeront un stand au Douaire, le 26 mars, de 10 à 12h, dans le cadre de la Semaine sans herbicides.


Etes-vous de ceux qu’une mauvaise herbe horripile ? Un pissenlit empoisonne votre week-end ? Vous n’avez jamais vu de trèfle à quatre feuilles ? Alors vous êtes sans doute un utilisateur d’herbicides.

La Ville aussi avait l’habitude d’utiliser les Roundup et autre Chikara. Mais il y a des moyens alternatifs pour venir à bout des nuisibles. Une réflexion est en cours depuis plusieurs années. Des choix ont déjà été faits, comme celui d’utiliser des couvre-sol naturels et un « rabot de piste » pour nettoyer les allées de nos cimetières.

« Les produits de synthèse sont dangereux pour l’environnement. Ils se retrouvent inévitablement dans l’eau », constate l’échevine de l’Environnement Cécile Lecharlier. « Certains particuliers n’hésitent pas à utiliser des doses plus élevées que nécessaire, pour être bien sûrs de voir disparaître les mauvaises herbes. C’est un comportement irresponsable, contre lequel nous ne pouvons rien faire – les particuliers ne sont pas contrôlés – sinon sensibiliser

Mécanique plutôt que chimique

La Région wallonne vient d’informer la Ville que des conditions plus strictes seraient bientôt d’application pour l’utilisation des pesticides dans les espaces publics. Les dérogations ne concerneront que quelques surfaces et certains types de plantes.

« Nous avons pu bénéficier des conseils de l’ASBL Adalia, qui a réalisé un inventaire de toutes les rues d’Ottignies-Louvain-la-Neuve, où le désherbage chimique doit être abandonné ou peut être maintenu. Là où le désherbage chimique doit être abandonné, l’ASBL préconise un traitement mécanique. »

Les résultats de cette analyse ont été présentés au Collège ainsi qu’aux responsables du service des Travaux. Il a été décidé d’équiper la grosse balayeuse de brosses plus dures… et d’acquérir un tracteur à brosse mécanique avec aspirateur, qui combine nettoyage et désherbage.

« Les produits de pulvérisation ne seront pas totalement abandonnés, mais leur usage sera limité aux seuls endroits autorisés, où la pulvérisation présente un risque réduit pour l’environnement. »

On compte sur vous !

La Ville fait un effort. Vous êtes prêt(e) à en faire un aussi… mais vous vous n’avez pas envie de devoir « repasser dix fois » ! Le rayon « herbicides » regorge de produits, certains semblent plus verts que d’autres, mais sont-ils vraiment efficaces ?

« Il faut avant tout changer son regard sur la mauvaise herbe », insiste l’échevine de l’Environnement. « Est-elle gênante à ce point qu’il faut polluer la nappe phréatique ? »

Non évidemment. Mais si vous souhaitez néanmoins conserver l’ordre dans votre jardin et vos allées, renseignez-vous sur les alternatives. Les membres du Plan Communal de Développement de la Nature (PCDN) organisent une action de sensibilisation à ce sujet, le 26 mars au Douaire, dans le cadre de la Semaine sans herbicides. Le service Environnement peut aussi vous donner de la documentation. N’hésitez pas à contacter notre éco-conseillère au 010 / 42 05 66.

Si le règlement de police prévoit que « les riverains doivent maintenir le trottoir ainsi que les accotements bordant leur immeuble bâti ou non en parfait état de conservation et de propreté », ce n’est pas une raison pour utiliser des herbicides à tout va ! Des moyens mécaniques existent : brosse dure métallique, eau de cuisson des pommes de terre, copeaux de bois en guise de couvre-sol…

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