Associations et citoyens mis à l’honneur
Affichage pour les mal voyants

Hotel de Ville - Vie politique - 16.01.2017 - Marie-Claire Dufrêne

A l’occasion de notre cérémonie des vœux, le 13 janvier à la Ferme du Biéreau.


Traditionnellement, notre soirée des vœux aux corps constitués est l’occasion de mettre à l’honneur des personnes et/ou associations qui contribuent au dynamisme de notre ville. Qui apportent ou ont apporté, souvent dans la discrétion, une contribution remarquable au mieux-être, à la solidarité, à tout ce qui fait la richesse du lien social à Ottignies-Louvain-la-Neuve.

Le 13 janvier, les échevins et le président du CPAS ont distingué :

« La Vie-là »
(notre photo)

« La Vie-là » est née il y a un peu plus de 3 ans. Cette « maison de ressourcement » accueille - à la rue du Roi Chevalier - les patients traités pour un cancer à la clinique Saint-Pierre d’Ottignies.

Plus de 700 malades en ont déjà franchi la porte. Ils viennent à « La Vie-là » à des fréquences diverses, depuis le diagnostic, pendant le traitement et l’année qui suit. La maison est une sorte de sas entre l’hôpital et la vie d’après.

L’idée a germé dans l’esprit des oncologues de la clinique, la sénologue Anne-Pascale Schillings en tête. Ils ont rêvé d’un espace qui offrirait une prise en charge globale, selon le principe de la médecine intégrative. Parce que les études prouvent que les chances de guérison d’un malade sont plus importantes si celui-ci est encadré sur les plans physique et psychique.

La clinique prend en charge le loyer, les frais de chauffage et d’électricité de la maison. Pour le reste, «
La Vie-là » fonctionne grâce aux dons des services-clubs, du personnel de la société IBA, de privés... et à la petite contribution des patients pour certaines activités.

Grâce aussi, surtout, aux bénévoles - ils sont une septantaine - qui assurent l’accueil et les activités proposées à « La Vie-là », tous les jours de la semaine. Il s’agit de massages, réflexologie, soins esthétiques et maquillage, coiffeur, ateliers d’écriture, de peinture, de peinture, création florale… méditation, nutrition… Du sport aussi.

Les activités sont assurées par des professionnels qui donnent de leur temps parce qu’ils sont touchés par la philosophie du projet. Des médecins, kinés, psychologues, infirmières…

« La Vie-là » vient d’être reconnue comme Fondation, ce qui lui permettra de garantir directement la déduction fiscale à ses mécènes.

Les bénévoles de l’Office du Tourisme-Inforville

Notre Office du Tourisme-Inforville peut compter sur une équipe de onze bénévoles, qui assurent l’accueil et les visites guidées organisées dans notre ville.

Roland Mauhin, Gilbert Torfs, Jean-Claude De Vooght, Denis Ferir, Daniel Van Droogenbroeck, Christiane Bosman, Mariquita Germano Vroonen, Suzy Wilson, Marie Henkinet, Christine Blancke et Gérard Leempoels.

Le collectif Syrimont

Quand elle a vu la photo d’Alan, 3 ans, mort sur une plage de Turquie, Mélanie Legrand a été choquée. Maman de deux petits garçons à l’époque, dont un de l’âge d’Alan, elle a réfléchi une nuit entière… et décidé d’inviter ses voisins de la rue de la Chapelle, pour en parler.

Une vingtaine de personnes sont venues au rendez-vous, d’autres ont écrit pour manifester leur soutien et demander qu’on les informe. Une association s’est constituée, en septembre 2015 : Syrimont, la contraction de Syrie et de Stimont, le nom du quartier.

Le collectif a appris qu’une famille de réfugiés devait quitter son logement ILA de Walcourt. Ce serait donc la première famille qu’il aiderait.

« Nous leur avons trouvé un logement à la rue de la Vallée », explique Chantal Verougstraete, qui a accepté de se porter garante, pour rassurer le propriétaire. « Il a fallu le meubler - nous avons fait appel à la donnerie de Louvain-la-Neuve et à notre entourage - avant d’aller chercher la famille à Walcourt. »

A l’arrivée des réfugiés : les inscrire au CPAS et à la mutuelle, contracter des assurances, ouvrir un compte en banque, trouver une école pour la petite fille…

Syrimont a organisé des activités pour permettre à « sa » famille, mais aussi à une vingtaine d’autres logées à Ottignies-Louvain-la-Neuve, de se retrouver : un souper, un atelier cuisine, une balade avec un goûter…

Les membres de Syrimont (20 assidus et de nombreux sympathisants) ont estimé avoir assez de moyens et d’énergie pour venir en aide à une 2e famille. Celle-ci s’est installée à l’avenue des Combattants. Là encore, il a fallu effectuer de nombreuses démarches administratives.

« Nous ne voulons pas les rendre dépendants financièrement. Notre but est de les aider à s’intégrer : leur montrer comment nous vivons ici, leur expliquer qu’un prélèvement par domiciliation est recommandé pour certaines dépenses… », détaille Mélanie Legrand. « Nous leur rendons régulièrement visite, pour nous assurer que tout va bien, les aider à comprendre et remplir certains formulaires… Nous sommes leur famille ici : ils peuvent dire bonjour à quelqu’un qu’ils connaissent, dans la rue. »

L’initiative demande du temps : ce qui explique pourquoi Syrimont hésite à proposer son aide à une 3e famille. Mélanie Legrand espère que d’autres quartiers se mobiliseront.

Jules Casse

Jules Casse est malheureusement décédé le 9 décembre. Nous venions de lui annoncer l’intention de la Ville de le nommer citoyen d’honneur et il en était très heureux.

Depuis le début des années 70, Jules Casse s’était battu comme un lion pour que le quartier de La Baraque soit préservé. Il en était le porte-parole charismatique - il y a vécu 70 ans - un négociateur hors pair et qui n’a jamais mâché ses mots, devenu l’ami de nombreux étudiants installés sur le plateau de Lauzelle, qui ont pris fait et cause pour lui et ses voisins.

Son combat gagné, il a accepté de faire partie de la nouvelle Association des Habitants (AH) de Louvain-la-Neuve - il en a été le vice-président - toujours pour défendre les intérêts de son quartier. Un Plan Particulier d’Aménagement (PPA10) a reconnu officiellement la spécificité du quartier de La Baraque, et garanti aux anciens habitants qu’ils pourraient rester dans leurs maisons.

Originaire de Corbais, né le 28 octobre 1926, Jules Casse a travaillé 33 ans aux papeteries de Mont-Saint-Guibert, comme conducteur de machines. Il y était aussi délégué syndical pour la FGTB.

Christian Maricq

Les anciens élèves du Christ-Roi identifieront aisément celui qui a passé 40 années dans les cuisines du collège.

Retraité, l’Ottintois continue de consacrer son temps aux autres (il l’a toujours fait). Il rend visite aux personnes hospitalisées à la clinique Saint-Pierre ou résidentes des maisons de retraite, entretient le jardin et fait les courses pour ses voisins, répare, écoute, conseille… Une fois par semaine, il offre son aide à la cuisine du Renivaux, ce service résidentiel de nursing pour personnes handicapées mentales profondes.

Christian est un grand sportif : président du club de badminton « Les fous du volant » de Court-Saint-Etienne, membre du Comité du « Volley loisir dimanche matin » des Coquerées, il veille à ce que chaque joueur - débutant ou confirmé - y trouve sa place. Il est aussi arbitre de volley au niveau provincial, organisateur de balades à Ottignies-Louvain-la-Neuve et dans les environs, passionné de montagne… Il ne se déplace qu’à pied, à vélo ou à l’aide des transports en commun. Une mobilité extraordinaire, malgré une malformation des pieds depuis la naissance.

On peut aussi souligner l’excellent contact qu’il a toujours eu avec les adolescents. Président du Patro Saint-Remy d’Ottignies pendant plusieurs années, animateur et responsable de camps pour les mutualités chrétiennes (« Jeunesse et Santé »), son écoute était précieuse, pour les jeunes à la charnière entre l’enfance et l’âge adulte. Il a quelquefois joué le rôle de tampon, entre les ados et leurs parents. Toujours avec le souci de favoriser le dialogue entre les générations.

Les agriculteurs Alain et Jean-Evrard Gericke d’Herwynen, Dominique De Broux

Alain et Jean-Evrard Gericke d’Herwynen - père et fils - cultivent 170 hectares à Céroux : des céréales pour un bon tiers de la surface, du colza, des pommes de terre, du maïs.

Depuis plus de 10 ans, ils se sont engagés à préserver l’environnement au-delà des obligations légales, en replantant des haies et des arbres isolés, en aménageant des bandes enherbées (environ 12ha) et six mares « tampon » destinées à retenir les eaux en cas d’orages. Ils ont réaligné plusieurs de leurs parcelles à l’aide de la technique GPS, pour éviter que certaines surfaces - courbes ou en triangle - ne soient pulvérisées plusieurs fois.

C’est ce même souci écologique - et civique - qui a motivé les deux agriculteurs à répondre favorablement à l’initiative de la Ville et de la Cellule wallonne GISER (Gestion Intégrée Sol Erosion Ruissellement), qui souhaitaient que des fascines soient installées sur les terres agricoles en amont des quartiers régulièrement inondés.

Les Gericke sont les premiers agriculteurs de notre ville à avoir adhéré au projet. Leur exploitation compte quatre barrages filtrants aujourd’hui, longs chacun de 25m au moins.

« Il s’agit de pieux enfoncés profondément, entre lesquels des fagots (constitués de branches d’aulnes et de saules) ont été placés en quinconce, à la manière d’un tas de briques », décrit Alain. « L’eau passe à travers, mais la boue est retenue. »

….

Dominique De Broux cultive 50ha de froment, maïs, lin, haricot et pomme de terre à Mousty (ses cultures s’étendent depuis le Bois des Rêves jusqu’à la RN 25), Court-Saint-Etienne, Hévillers… Il élève une trentaine de vaches limousines.

Lui aussi a compris l’importance de prendre des mesures, pour éviter les coulées boueuses. Ses terres de Mousty sont situées dans le creux de deux bassins versants. Il y a quelques années, après un orage, elles se sont retrouvées sur la rue du Bois des Rêves et dans le jardin d’une voisine.
Il a accepté que le dispositif recommandé par le GISER soit aménagé aux endroits problématiques, perpendiculairement à la rue du Bois des Rêves.

D’un côté, un couloir enherbé d’environ 200m de long et 6m de large mène à un avaloir que la commune de Court-Saint-Etienne a entièrement dégagé (la végétation l’empêchait de fonctionner). Le GISER a installé une fascine au bout du couloir, qui sert de filtre : la boue et les détritus végétaux restent coincés dans les entrelacs de bois mort, seule l’eau coule au travers… en direction de l’avaloir.
A 200m de là, au point bas de la rue du Bois des Rêves, une tranchée de 20m de long et 1m de profondeur a été creusée dans le champ, le long de la voirie. Une fascine a été placée devant la tranchée, pour servir de filtre.

Jusqu’à présent, le dispositif a démontré son efficacité.
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