Refermée, la page du transfert douloureux
Apprendre - 21.11.2012 - MC Dufrêne
Des invités de marque, le 19 novembre à l’Aula Magna, ont célébré le 40e anniversaire de la première rentrée académique de l’UCL à Louvain-la-Neuve.
Pour célébrer le 40e anniversaire de sa première rentrée académique à Louvain-la-Neuve, l’UCL organisait un débat, le 19 novembre à l’Aula Magna. En présence des professeurs Bruno Delvaux (recteur de l’UCL) et Mark Waer (recteur de la KUL), du ministre-président du Gouvernement wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles Rudy Demotte, du ministre d'État Mark Eyskens, du ministre d'État et bourgmestre de Leuven Louis Tobback, du président honoraire de la Banque européenne d’investissement Philippe Maystadt et du bourgmestre d'Ottignies-Louvain-la-Neuve Jean-Luc Roland.
« Le transfert fut douloureux mais nous y avons travaillé ensuite. Notre désir, ce soir, est de refermer définitivement cette fameuse blessure », a introduit le recteur Bruno Delvaux, avant d’adresser un merci particulier notamment à André Oleffe, Jean Hallet, Michel Woitrin, Raymond Lemaire, Yves du Monceau, Edouard Massaux et Jean Moulart.
Les deux recteurs ont évoqué les liens d’amitié que l’UCL et la KUL entretiennent depuis plusieurs années au travers de collaborations extrêmement actives. Ainsi, les deux entités codiplôment pour certaines filières en ingénieurs civils, ingénieurs de gestion et génie nucléaire. Elles travaillent ensemble sur le programme Erasmus Belgica : plus de 50% des étudiants qu’elles accueillent dans ce cadre proviennent de l’UCL (pour la KUL) ou de la KUL (pour l’UCL).
« Il y a également des partenariats dans la recherche sur la pédagogie. En matière de coopération au développement, nos deux universités ont été les premières à avoir des projets qui dépassent les frontières », a insisté le recteur Bruno Delvaux. « Au niveau de la recherche, nous sommes des partenaires privilégiés réciproques. »
Ce qui explique ce foisonnement d’initiatives communes ? Certainement la communauté d’approche et de valeurs caractérisée par ce qu’on appelle « l’esprit Leuven-Louvain ».
La journaliste Béatrice Delvaux, animatrice du débat, a invité Mark Eyskens et Philippe Maystadt a partager leurs souvenirs d’il y a 40 ans. Rudy Demotte et Louis Tobback ont expliqué ce que les hommes politiques régionaux attendaient de la présence d’une université sur leur territoire. Il a également été question du financement des deux entités (lesquelles évoluent dans des paysages communautaires différents) et du problème linguistique. « Autrefois, ce sont les francophones qui ne maîtrisaient pas le néerlandais. Aujourd’hui, les néerlandophones qui connaissent le français sont moins nombreux qu’auparavant », a regretté le recteur Mark Waer.
Constatant que nous vivons dans une époque où le changement est permanent - avec des (r)évolutions acceptables et d’autres qui le sont beaucoup moins - Mark Eyskens s’est adressé aux deux universités « chrétiennes » afin de plaider pour une éthique du changement. Une intervention fort applaudie par le public… mais les deux recteurs ont immédiatement réagi en indiquant que les valeurs chrétiennes que l’UCL et la KUL portent sont des valeurs essentiellement humanistes. « Nous n’en avons pas l’exclusivité. Toutes les bonnes universités doivent porter des valeurs pour le progrès de l’humanité et le bien-être de l’humain. »
Les orateurs se sont projetés dans l’avenir à dix ans en imaginant l’UCL et la KUL en 2022 : des universités ouvertes sur le monde mais en même temps, continuant à jouer un rôle dans leur région.
Invité à rejoindre la scène à ce moment, le bourgmestre Jean-Luc Roland a reconnu qu'une grande partie du Brabant wallon devait sa reconversion économique à l’arrivée de l’université. « C’étaient des terres agricoles et industrielles. On aurait pu connaître des difficultés de reconversion. Or le Brabant wallon est aujourd’hui la province la plus riche du pays. » Il s’est réjoui du fait que le transfert avait permis la création de Louvain-la-Neuve, une ville atypique qu’on vient voir de loin : « Ce n’est pas un campus mais une ville universitaire, où les fonctions urbaines, et les publics, se mélangent. Une ville avec ses diversités sociales et où l’interculturalité se vit au jour le jour. »
Le bourgmestre de Leuven s’est adressé à son homologue d’Ottignies-Louvain-la-Neuve en suggérant de redynamiser le jumelage entamé il y a une douzaine d’années entre les deux villes.
« Le transfert fut douloureux mais nous y avons travaillé ensuite. Notre désir, ce soir, est de refermer définitivement cette fameuse blessure », a introduit le recteur Bruno Delvaux, avant d’adresser un merci particulier notamment à André Oleffe, Jean Hallet, Michel Woitrin, Raymond Lemaire, Yves du Monceau, Edouard Massaux et Jean Moulart.
Les deux recteurs ont évoqué les liens d’amitié que l’UCL et la KUL entretiennent depuis plusieurs années au travers de collaborations extrêmement actives. Ainsi, les deux entités codiplôment pour certaines filières en ingénieurs civils, ingénieurs de gestion et génie nucléaire. Elles travaillent ensemble sur le programme Erasmus Belgica : plus de 50% des étudiants qu’elles accueillent dans ce cadre proviennent de l’UCL (pour la KUL) ou de la KUL (pour l’UCL).
« Il y a également des partenariats dans la recherche sur la pédagogie. En matière de coopération au développement, nos deux universités ont été les premières à avoir des projets qui dépassent les frontières », a insisté le recteur Bruno Delvaux. « Au niveau de la recherche, nous sommes des partenaires privilégiés réciproques. »
Ce qui explique ce foisonnement d’initiatives communes ? Certainement la communauté d’approche et de valeurs caractérisée par ce qu’on appelle « l’esprit Leuven-Louvain ».
Ouvertes sur le monde mais jouant un rôle dans leur région
La journaliste Béatrice Delvaux, animatrice du débat, a invité Mark Eyskens et Philippe Maystadt a partager leurs souvenirs d’il y a 40 ans. Rudy Demotte et Louis Tobback ont expliqué ce que les hommes politiques régionaux attendaient de la présence d’une université sur leur territoire. Il a également été question du financement des deux entités (lesquelles évoluent dans des paysages communautaires différents) et du problème linguistique. « Autrefois, ce sont les francophones qui ne maîtrisaient pas le néerlandais. Aujourd’hui, les néerlandophones qui connaissent le français sont moins nombreux qu’auparavant », a regretté le recteur Mark Waer.
Constatant que nous vivons dans une époque où le changement est permanent - avec des (r)évolutions acceptables et d’autres qui le sont beaucoup moins - Mark Eyskens s’est adressé aux deux universités « chrétiennes » afin de plaider pour une éthique du changement. Une intervention fort applaudie par le public… mais les deux recteurs ont immédiatement réagi en indiquant que les valeurs chrétiennes que l’UCL et la KUL portent sont des valeurs essentiellement humanistes. « Nous n’en avons pas l’exclusivité. Toutes les bonnes universités doivent porter des valeurs pour le progrès de l’humanité et le bien-être de l’humain. »
Les orateurs se sont projetés dans l’avenir à dix ans en imaginant l’UCL et la KUL en 2022 : des universités ouvertes sur le monde mais en même temps, continuant à jouer un rôle dans leur région.
Invité à rejoindre la scène à ce moment, le bourgmestre Jean-Luc Roland a reconnu qu'une grande partie du Brabant wallon devait sa reconversion économique à l’arrivée de l’université. « C’étaient des terres agricoles et industrielles. On aurait pu connaître des difficultés de reconversion. Or le Brabant wallon est aujourd’hui la province la plus riche du pays. » Il s’est réjoui du fait que le transfert avait permis la création de Louvain-la-Neuve, une ville atypique qu’on vient voir de loin : « Ce n’est pas un campus mais une ville universitaire, où les fonctions urbaines, et les publics, se mélangent. Une ville avec ses diversités sociales et où l’interculturalité se vit au jour le jour. »
Le bourgmestre de Leuven s’est adressé à son homologue d’Ottignies-Louvain-la-Neuve en suggérant de redynamiser le jumelage entamé il y a une douzaine d’années entre les deux villes.




