La police au rapport
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Sécurité - Prévention - 20.06.2012 - MC Dufrêne

L’enquête locale de sécurité a montré que 95% des habitants se sentent en sécurité dans notre ville. Le bilan 2011 de notre police est très encourageant en ce qui concerne la sécurité routière, mais il faudra prendre de nouvelles mesures pour baliser la vie nocturne.


Le procureur du roi Jean-Claude Elslander, le bourgmestre Jean-Luc Roland et le chef de corps Maurice Levêque rencontraient les représentants de la presse, le 19 juin, pour leur présenter le bilan 2011 du Conseil zonal de sécurité.

Comme l’an dernier, la police a effectué quelque 5000 interventions, dont 56% à Louvain-la-Neuve.

« Entre 6h et 20h, l’activité policière est relativement similaire dans nos deux centres urbains, alors qu’il y a beaucoup plus de monde à Louvain-la-Neuve. Ce n’est qu’à partir de 21h que le nombre d’interventions explose dans la cité universitaire… avec un pic vers 2h du matin », constate le bourgmestre Jean-Luc Roland. « C’est sur base de ces chiffres que nous avons décidé de maintenir le commissariat à Ottignies. »

Si les cambriolages dans les habitations (y compris dans les kots) augmentent - un phénomène qui se vérifie au niveau national, dû aux bandes itinérantes - c’est surtout l’augmentation des vols à mains armées et des vols avec violences qui interpelle. Les premiers se passent essentiellement dans les commerces de Louvain-la-Neuve, entre 20h et 8h ; les seconds, en majorité à Louvain-la-Neuve, mais aussi à la gare d’Ottignies et dans la galerie du Douaire, aux heures de fin des activités.

« C’est une tendance pour l’ensemble de l’arrondissement, mais avec 33 faits de vols à mains armées au lieu de 24 en 2010, elle est plus marquée à Ottignies-Louvain-la-Neuve. Un suspect est recherché, qui totalise plusieurs faits à lui seul. Néanmoins, nous avons demandé à la zone d’être vigilante à ce sujet », annonce le procureur du roi Jean-Claude Elslander.

« Louvain-la-Nuit » reste un problème

Notre ville est malheureusement confrontée à un nombre important d’incivilités. Les appels pour tapage représentent plus de 10% des interventions et concernent en majorité Louvain-la-Neuve (77%), essentiellement entre 22h et 6h.

« En 2006, l’adoption du règlement de police instaurant les sanctions administratives (de 60 à 250€) a permis de stabiliser le phénomène, qui était en augmentation jusque-là », explique le bourgmestre. « Mais l’outil n’a pas tout réglé. Il faudra prendre de nouvelles mesures pour baliser la vie nocturne. »

A ce sujet, la position du chef de corps est sans ambiguïté. Maurice Levêque accuse l’UCL de ne pas prendre ses responsabilités, en mettant des surfaces d’animation trop petites à la disposition des étudiants. Non seulement les normes des pompiers ne sont pas respectées (on n’ose imaginer les conséquences d’un incendie… la Ville a mis l’UCL en demeure de régler ce problème), mais les fêtards se retrouvent inévitablement dans la rue, où la police est obligée d’intervenir pour des bagarres et autres faits de tapage. Si les équipes d’intervention sont occupées à calmer des jeunes éméchés à Louvain-la-Neuve, les cambrioleurs ont alors le champ libre à Limelette !

Le règlement sanctionnant le non-respect des heures de fermeture des surfaces d’animation étudiantes, voté par le Conseil communal en juin 2011 (règlement attaqué par plusieurs cercles - lesquels ont finalement été déboutés - au Conseil d’Etat), semble respecté. Certaines questions «philosophiques» demeurent cependant : la vente d’alcool fort est-elle normale, dans les cercles ? Quelles sont les limites acceptées par la population, pour les baptêmes et les revues ? Et qu’en est-il de la prévention « tapage et voisinage » dans les communautaires : les autorités académiques et les sociétés de logement ne devraient-elles pas s’impliquer, elles aussi (personnel de gardiennage, contrôle d’accès…) ?

« Les balises ne concernent pas que les étudiants. Il faudra en prévoir également pour le secteur horeca, puisque plusieurs établissements sont générateurs de troubles », regrette le chef de corps.

Le bourgmestre annonce que la démarche de « sécurité intégrée et intégrale » - qui réunit tous les acteurs concernés : habitants, étudiants, commerçants, Université et service de la Ville - a été relancée, sur la thématique « Louvain-la-Nuit ».

Moins d’accidents graves

Les chiffres relatifs à la sécurité routière, eux, sont très encourageants. Même si le nombre d’accidents reste toujours trop élevé, ceux-ci ont des conséquences nettement moins graves que par le passé (à l’exception de deux accidents mortels sur la chaussée de Bruxelles).

C’est le résultat des nombreuses mesures qui ont été mises en place : placement de radars préventifs et répressifs, réfection des bretelles de la RN238, aménagement de nouvelles pistes cyclables, zones 30 aux abords des écoles, campagnes « Bob » l’hiver et l’été…

« Nos radars répressifs fixes ont totalisé plus d’un million de contrôles. Moins d’1% ont fait l’objet de constats… preuve que notre but n’est pas de ramener de l’argent dans les caisses », insiste le chef de corps. « Les radars ont permis de réduire la vitesse sur les RN 237, 238 et 239. On voit bien que les automobilistes lèvent le pied à leur approche, car les constats par les radars mobiles sont dix fois plus nombreux. »

Maurice Levêque évoque l’augmentation des vols dans les véhicules, la stabilisation des vols de véhicules (alors que ceux-ci diminuent, dans l’arrondissement) et notre position en tête du hit parade en ce qui concerne le vol de vélos… malgré les actions de prévention effectuées notamment à proximité des gares. La police continuera d’informer les cyclistes sur la nécessité d’investir dans un bon cadenas.

95% des habitants se sentent en sécurité

Fin 2011, habitants et étudiants (c’est nouveau !) ont été invités à participer à l’enquête locale de sécurité. Ils ont fait part de leur sentiment quant à l’efficacité de l’action policière, les nuisances qu’ils voudraient voir disparaître en priorité…

« Nous disposons d’excellents échantillons : 500 habitants et 2000 étudiants ont répondu à nos questions. Quelque 95% des premiers et 90% des seconds ont déclaré se sentir en sécurité dans notre ville », se réjouit le bourgmestre. « Nous avons été surpris de constater que les étudiants se plaignaient essentiellement des détritus et des… nuisances sonores ! Les habitants, eux, pointent surtout les problèmes de vitesse non adaptée. »

Jean-Luc Roland se félicite des résultats globalement très satisfaisants des plans zonaux de sécurité. On les doit à la qualité du travail des policiers mais également à la bonne collaboration entre la zone de police et le Parquet.
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