Les œuvres arrivent…
Affichage pour les mal voyants

Sports - Culture - Loisirs - 24.08.2017 - Marie-Claire Dufrêne

Patience ! Le nouveau Musée L n’ouvrira ses portes au public que le 18 novembre, dans l’ancienne bibliothèque des Sciences et Technologies de l’UCL, à Louvain-la-Neuve. D’ici-là, il reste un gros travail à terminer : mise en vitrines, ajustements, fixations, graphisme, pointage des lumières… Toute l’équipe du musée est sur le pont.


Les journalistes ont eu le privilège de fouler les tapis du nouveau Musée L, le 24 août. D’apercevoir des caisses, quelques éléments de la mise en scène, la signalétique… Mais la consigne nous a été répétée à maintes reprises : n’en montrez pas de trop ! Pas de photos des œuvres, pour ne rien dévoiler avant l’inauguration (le 14 novembre) et le week-end d’ouverture au public (les 18 et 19 novembre : gratuité, visites guidées, musique, contes…).

Frustration, mais somme toute assez relative : hors la splendeur du bâtiment imaginé par l’architecte André Jacqmain à la fin des années 70 (qui a fait l’objet de nombreux soins, depuis le début du chantier de rénovation en mai 2015), il n’y a pas encore grand-chose à voir, dans le futur musée.

« Nous vivons ce qui est l’un des plus beaux moments, dans la création d’un musée : celui où les œuvres commencent à arriver, où ce à quoi nous avons réfléchi pendant des mois prend forme », s’enthousiasme la directrice Anne Querinjean. « C’est une période d’émerveillement et de stress ! Tout ne se passe pas toujours comme prévu. Notre grand Apollon a dû être amené à l’aide d’une grue, par la passerelle : c’était sportif ! »

La mise en vitrines débute (la directrice est ravie de la qualité du verre anti-reflets d’AGC), les fixations représentent un travail d’orfèvre, le pointage des lumières - led par led, œuvre par œuvre - sera réalisé par un spécialiste de l’éclairage, pour éviter les ombres.

« Il s’agit d’une vraie création. Ce ne sera plus du tout le même musée. »

Une maison d’hôtes

Le « Musée L » (anciennement situé à la place Blaise Pascal) est riche d’environ 32.000 œuvres, issues des collections des professeurs de l’UCL et d’importantes donations privées : œuvres d’art (Rembrandt, Goya, Picasso, Magritte, Alechinsky…), spécimens d’histoire naturelle, objets archéologiques et ethnographiques, machines et inventions à vocation scientifique. Toutes ne seront pas exposées: le musée compte 1200m² de réserves.

« Nous présenterons entre 800 et 1000 pièces, à travers cinq thèmes : s’étonner, se questionner, transmettre, s’émouvoir et contempler », annonce Anne Querinjean. « Des expositions temporaires seront accessibles pendant 3-4 mois. La première sera consacrée à Barthélémy Toguo, dont le travail reflète l’actualité : migrations, changements climatiques… Ce sera l’occasion de donner à penser, d’être une caisse de résonnance des idées et solutions aux problématiques qui agitent notre société. »

Universitaire (tous les objets, œuvres, spécimen, instruments… ont été utilisés pour l’enseignement, ils représentent la diversité des disciplines qui sont enseignées à l’UCL), le musée sera néanmoins ouvert à tous les publics. Une sorte de « maison d’hôtes » qui offrira la possibilité de découvrir, réfléchir, rêver, se détendre… Avec des laboratoires autour de la couleur, de l’imprimerie et de la 3e dimension, où on pourra toucher les oeuvres. Avec aussi un restaurant, une librairie (et un salon de thé), deux espaces pédagogiques, une bibliothèque, une salle pour séminaires, un espace pique-nique… La volonté est également d’accroître les collaborations avec d’autres musées.

« Nous souhaitons conserver notre politique tarifaire démocratique - gratuité pour la communauté universitaire, les enseignants et les moins de 12 ans, entrée gratuite le 1er dimanche du mois - car l’Université a dans ses missions de partager les savoirs. »

10,4 millions d’euros

Ce projet représente un investissement de 10,4 millions d’euros : 7,4 pour la rénovation du bâtiment (pilotée par les architectes « maison »), 2,3 pour la scénographie (l’agence hollandaise Kinkorn) et 0,7 pour le réaménagement des abords. Financés essentiellement par des mécènes (entreprises et privés), en plus des pouvoirs publics et de l’Université.

L’UCL espère que le musée changera de catégorie pour que, mieux subsidié, il puisse disposer d’un budget d’exploitation plus important.

« Nous sommes la première université belge à rassembler notre patrimoine dans un musée de plus de 5000m² ouvert au grand public », se réjouit le recteur Vincent Blondel.
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