Conseil communal
Affichage pour les mal voyants

Hotel de Ville - Vie politique - 01.06.2018 - Marie-Claire Dufrêne

Le compte rendu de la séance du 29 mai.


Avant d’entamer l’examen de l’ordre du jour, le conseiller Jacques Otlet demande qu’une minute de silence soit observée, pour les deux policières et le jeune homme tués à Liège. L’assemblée se lève, émue.

La soirée est consacrée en grande partie au compte 2017 (approuvé à l’unanimité) et à la première modification budgétaire 2018 (la minorité s’abstient).

Majorité, sur les finances

L’échevin du Budget David da Câmara Gomes regrette le résultat négatif du compte à l’exercice propre (- 880.000€) - imputable au caractère erratique des recettes, notamment le précompte immobilier et l’impôt des personnes physiques (-1,5 million d’euros) - mais relativise : l’exercice global est plus pertinent, avec un résultat comptable reporté amélioré de 1,35 million d’euros cette année (1,3 million d’euros en moyenne, chaque année).

Il se réjouit du très bon taux de réalisation des dépenses à l’ordinaire, preuve que les services de la Ville évaluent correctement les besoins. Les dépenses de personnel et de fonctionnement sont stables. Le nombre d’agents communaux par 1000 habitants est nettement inférieur chez nous (7,7 équivalents temps plein) par rapport aux communes similaires du Brabant wallon (11,3).

Il évoque les dépenses de transfert les plus importantes (police, CPAS, zone de secours) et les gros projets du service extraordinaire : acquisition d’immeubles, aménagement du parking de l’avenue de Jassans et pavillons pour deux classes à l’école de Limelette, aménagement de terrains pour la pratique du padel au Centre sportif des Coquerées…

Le bourgmestre Jean-Luc Roland enchaîne avec la modification budgétaire. Le solde à l’exercice propre reste quasiment inchangé, à l’équilibre. Avec l’incorporation du compte 2017, le solde global augmente d’un peu plus de 220.000€, pour atteindre 675.000€.

Il constate que le personnel coûte 469€/habitant, presque la même chose que dans les communes voisines d’importance similaire (460€ en moyenne), alors qu’il est moins nombreux. « Suite à l’audit que nous avons réalisé en 2010-2012, nous avons engagé un personnel très qualifié - des fonctions dirigeantes (pour les marchés publics, la gestion des ressources humaines, la gestion des archives…) - pour répondre aux exigences d’une ville en plein développement comme la nôtre. »

Minorité, sur les finances

Le conseiller Bernard Liétar revient sur le résultat de 675.000€, « nettement inférieur à la recette fictive de 900.000€ prévue au budget en prévision des dépenses qu’on espère ne pas faire », dit-il. Il regrette que, pour un certain nombre de taxes, les droits constatés ne sont pas significatifs ; et que les emprunts augmentent. « J’aurais aimé pouvoir disposer d’un peu plus de réserves pour faire face aux défis qui se présenteront, quand nous vous remplacerons dans quelques mois. » (NDLR : les élections communales ont lieu en octobre).

Le conseiller calcule que les recettes ont augmenté de plus de 24% en 5 ans, la charge par habitant également : +72%. « Malgré cela, vous nous présentez un compte en déficit à l’exercice propre, des réserves qui se réduisent à peau de chagrin et une dette qui ne se réduit guère… preuves de l’absence d’une gestion rigoureuse. »

Il évoque l’augmentation du personnel communal (269 agents en 2017, pour 240 en 2009) ; s’inquiète du nombre peu élevé de statutaires, passés de 52 à 32 agents.

Le bourgmestre lui répond que le crédit fictif est prévu par la circulaire : notre Ville en fait usage avec énormément de prudence, la comparaison avec le solde global n’est pas pertinente. Le personnel communal a augmenté, c’est vrai, mais il est nettement inférieur à la moyenne provinciale notamment. S’agissant du nombre d’agents statutaires, s’il était plus important, les dépenses seraient encore plus élevées (des centaines de milliers d’euros en plus). « Nous avons fait au mieux pour avoir les meilleures compétences au moindre coût pour la population. »

L’échevin du Budget complète : « Une augmentation de 24% des recettes, doit-on être satisfaits ? Non ! Car la croissance aurait dû être de 33%, si nous avions perçu les recettes qui nous reviennent au précompte immobilier et à l’IPP. Je n’ai pas envie de laisser tomber ces 9% de recettes supplémentaires, alors que nous avons sans cesse à devoir assumer de nouvelles missions, comme la zone de secours. »

Urbanisme

L’échevin de l’Urbanisme Cedric du Monceau présente le marché ayant pour objet la réalisation d’un RIE (Rapport sur les Incidences Environnementales) sur l’avant-projet de plan d’aménagement « PCAR des Droits de l’Homme ». « Il a pour objectif principal l’augmentation du nombre de places de parking près de la gare d’Ottignies. L’étude portera sur l’amélioration de la mobilité et de l’accès à la gare ». Unanimité.

Il communique les noms donnés aux nouvelles voiries publiques du quartier du Stimont : rue Boudringhien, place des Brebis, parking du Bauloy… et celui du chemin (passerelle) surplombant le boulevard de Wallonie : Val-Saint-Lambert.

Il demande l’accord du Conseil sur la procédure d’élaboration d’un SOL (Schéma d’Orientation Local) pour le site du Bois des Rêves. « La Province souhaite valoriser son domaine, pour qu’il soit plus accueillant en termes d’infrastructures : nouvelles activités pour les écoles, meilleure connexion entre le parking et l’entrée… Mais nous souhaitons que le Bois des Rêves demeure un bois de rêve. C’est la raison pour laquelle nous avons demandé à ce que l’activité VTT soit limitée à la seule piste qui existe déjà. Par contre, nous sommes favorables à une ouverture aux chevaux, qui permettrait de relier les manèges de Louvain-la-Neuve et de Mousty. Tout ceci sera étudié dans le cadre du SOL. »

La conseillère Nancy Schroeders regrette la phrase de la délibération qui prévoit que le Conseil d’Ottignies-Louvain-la-Neuve s’oppose au développement de toute activité qui ne respecte pas le milieu naturel. « Cette phrase, trop laconique, permet de vous opposer à tout et n’importe quoi. La Province tient tout autant que vous à préserver son site. »

L’échevin rappelle comment la Province avait d’abord voulu créer 3 pistes de VTT. « Chat échaudé craint l’eau froide », dit-il.

Unanimité.

BD et taxes

L’échevin de la Culture David da Câmara Gomes annonce la libération des prix en numéraire, pour les lauréats des Prix Diagonale-Le Soir qui ont donné une « masterclass » en bande dessinée (2000€ par Prix). Le conseiller Julien Tigel Pourtois propose de limiter l’action dans le temps, pour s’assurer que des « masterclass » soient données si possible chaque année. L’échevin retient cette proposition, mais il faut laisser un peu de marge aux lauréats : le règlement pourrait prévoir qu’ils donnent leur « masterclass » dans les 3 ans après la remise du Prix.

Plusieurs taxes sont votées, pas toujours à l’unanimité, sur le raccordement des immeubles au réseau d’égouts, les cinémas, les terrains de golf, les piscines privées, les véhicules abandonnés, les agences bancaires… Celle relative à l’absence ou l’insuffisance d’emplacement(s) de parcage est retirée, ce qui fait s’énerver très fort une habitante assise au fond de la salle. Ses protestations font tant de bruit que plusieurs conseillers demandent au président de bien vouloir la faire taire. Ce qui prend un certain temps… Pour rappel, le public n’est pas autorisé à s’exprimer.

Le conseiller Jacques Otlet estime qu’il faudrait taxer les piscines en fonction de leur taille. L’échevin des Finances David da Câmara Gomes répond que tous les habitants doivent être égaux devant la loi. Si on précise des proportions, on s’expose à des recours en justice. « Restons-en au règlement standard, tel que prévu dans la nomenclature des taxes. »

Réacteurs nucléaires

Les conseillers de la minorité apprennent que le point relatif au vote d’une motion pour la fermeture immédiate des réacteurs nucléaires les plus dangereux est retiré. « Hier nous tombions d’accord sur un texte, aujourd’hui vous retirez le point », s’étonne Bénédicte Kaisin.

On sent un peu de confusion. Le conseiller Hadelin de Beer, président du Conseil, prend ce retrait sur lui. Il a bien eu une discussion constructive avec l’échevin de l’Energie Michel Beaussart et le conseiller de la minorité Nicolas Van der Maren… mais le Collège a considéré que le dossier n’était pas abouti.

« Peut-on en conclure qu’Ecolo n’est plus d’accord ? », interroge le conseiller Jacques Otlet.

Le bourgmestre Jean-Luc Roland fait savoir que le Collège n’a pas à expliquer le pourquoi du retrait.

En fin de séance, les conseillers de la minorité reviendront sur ce retrait, en disant que lorsqu’un point est inscrit, c’est le Conseil qui décide éventuellement de le retirer, pas le Collège.

« Cela fait des décennies qu’on fait comme cela. Ainsi, le point 2 de l’ordre du jour d’aujourd’hui a lui aussi été retiré et vous n’avez rien dit », répond le bourgmestre.

« On a toujours été dans l’illégalité, restons-y ! », peste Nicolas Van der Maren.

Humidité à la mégisserie

Le conseiller Dominique Bidoul souhaite connaître quelles mesures ont été prises pour les locataires qui se plaignaient d’humidité dans les appartements du 1er étage de l’ancienne mégisserie (propriété de la Ville).

L’échevine en charge des Bâtiments Annie Galban signale que les prélèvements ont confirmé la présence de moisissures… et détaille les réfections réalisées par le service Travaux, notamment aux seuils des fenêtres. « Nous avons prévu de sensibiliser les locataires à l’importance de ventiler. En effet, nous avons relevé des températures de plus de 25° dans l’appartement qui posait le plus de problèmes. »

L’échevine évoque un 2e appartement, mitoyen de la conciergerie. L’assurance interviendra pour couvrir les dégâts causés par l’humidité, la toiture de la conciergerie sera réparée et le mur mitoyen isolé.

Dominique Bidoul a appris que trois cellules du rez-de-chaussée de l’ancienne mégisserie seraient occupées par la Maison de l’Emploi. Quelque 150.000€ sont prévus au budget 2018, pour l’aménagement intérieur… or la Ville ne demande une participation au Forem que de 25.000€ ?

« Dans la convention passée entre la Ville et le Forem, au moment de l’installation de la Maison de l’Emploi à la rue du Moulin, il était prévu que la Ville assume tout », rappelle le bourgmestre Jean-Luc Roland. « Puisque la Maison de l’Emploi a souhaité s’agrandir, nous avons demandé une petite participation au Forem, pour l’aménagement d’une des trois cellules que nous mettons à leur disposition. Cela permettra de conserver l’ensemble des services en un seul endroit, pour éviter aux personnes sans emploi de devoir multiplier les trajets. »

L’échevine estime l’appel d’offres pour début août et espère que les travaux d’aménagement seront terminés à la fin de cette année.

L’enfer des mégots

La conseillère Mia Dani a participé à la dernière opération de propreté « Be WAPP » et constaté que les canettes et mégots polluaient notre environnement. « Certaines villes ont mené des campagnes de sensibilisation au jet de mégots. Pourquoi ne pas distribuer des cendriers de poche lors des projections de la Coupe du Monde sur écran géant? On pourrait aussi prévoir plus de cendriers publics, appliquer des amendes administratives… et consigner les canettes. »

L’échevine en charge de l’Environnement Julie Chantry présente les nombreuses actions que la Ville met en place, pour améliorer la propreté publique. « Seuls, nous ne pouvons rien faire. Nous devons travailler avec la collaboration des habitants », dit-elle. Une collecte de mégots aura lieu le 27 juin, autour du lac de Louvain-la-Neuve, dans le cadre de l’opération « Délibère-toi ». La Ville souhaite aussi augmenter le nombre de ses agents « constatateurs ». Car pour pouvoir sanctionner (amende administrative), il faut prendre les fautifs en flagrant délit… ce qui n’est pas simple.

« Nous avons une trentaine de cendriers fixes, sur les espaces que nous gérons. Nous avons des contacts réguliers avec les représentants du secteur horeca, pour qu’ils comprennent l’importance de placer des cendriers à proximité des terrasses », poursuit Julie Chantry. « Distribuer des cendriers de poche, pourquoi pas, mais cela ne doit pas être une incitation à fumer. »

Quant aux canettes, notre Ville peut être fière de faire partie des pionnières, avec ses poubelles destinées à collecter les PMC sur l’espace public. Elle a par ailleurs répondu à un appel wallon, pour être pilote dans le projet de reprise des canettes.

Jumelages

Le conseiller Patrick Piret-Gérard est de retour de Veszprém - notre ville jumelle en Hongrie - dans le cadre du jumelage médical. Le maire de Veszprém remet le bonjour… et demande si des démarches ont été entreprises, pour des échanges de bonnes pratiques entre nos pays. Il l’avait demandé lors de la visite des représentants de notre Ville à Veszprém en juillet 2017.

L’échevine des Jumelages Annie Galban détaille les contacts, visites, échanges… avec nos différentes villes jumelles, depuis des années pour la plupart, depuis peu pour le nouveau jumelage avec Leuven.

Le conseiller regrette qu’il s’agisse uniquement de contacts officiels, sans la participation des habitants.

« Suite à un appel dans le Bulletin communal, nous avons formé un Comité pour animer le jumelage avec Leuven. Il doit se réunir prochainement à Leuven », répond l’échevine. « Il s’organise régulièrement des promenades touristiques « Leuven-Ottignies », il y a aussi des échanges entre les étudiants, la course « Run & Bike » qui relie les deux entités… »

Annie Galban annonce qu’il est convenu d’accueillir une délégation de Jassans en 2019, sans doute dans le cadre des Fêtes de Wallonie. « On pourrait aussi inviter des représentants de Veszprém, le maire de Tiassalé, celui de Draganesti… voire celui de Masaya, avec lequel nous n’avons plus de contact. L’échevin des Fêtes proposait de le faire déjà cette année, mais en pleine campagne électorale, on ne pourrait pas leur consacrer tout le temps qu’on voudrait. »

La conseillère Béatrice Evrard explique qu’elle s’est rendue cinq fois à Draganesti, au moment de l’Opération Villages Roumains. Elle est prête à se réinvestir, en tant que citoyenne.

Le Conseil se termine à l’approche de minuit, avec un quart d’heure de questions-réponses.
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